La Tendre Playlist #2 –

La seconde édition de la Tendre Playlist hebdo est un peu spéciale puisqu’elle est composée de titres entendus dans les films que j’ai eu l’occasion de voir (ou revoir) ces dernières semaines. Et comme je suis sympa, je vous ai noté les noms de tous les films juste à coté des titres des chansons ! Certains films sont de véritables pépites indé’ que je vous conseille de regarder dès que vous pourrez 😉

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Michael Fassbender – « I Love You All »

Aujourd’hui je voulais vous parler d’un très beau titre sur lequel je suis tombée un peu par hasard la nuit dernière. Puis j’ai réalisé que si je voulais vous en parler, j’étais obligée d’évoquer son origine…. et de vous parler de cinéma ! C’est en allant au travail hier matin j’ai découvert l’affiche de Frank, le nouveau film de  Lenny Abrahamson. Je n’ai pas eu besoin de plus de cinq secondes de réflexion pour savoir que ce truc était pour moi : le casting et l’affiche ont réussi à me convaincre.

Le film suit les aventures d’un groupe de rock dont le leader (un type un peu instable, visiblement) refuse de montrer son visage et vit en permanence sous une tête géante en papier mâché. Après quelques recherches j’ai appris que le film s’inspirait de Frank Sidebottom, l’une des pop stars les plus barrées qui ait existé. Un doux dingue qui réalisait toutes ses performances affublé d’une tête géante en papier mâché (puis plus tard en fibre de verre). C’est sous ce masque pour le moins original que se cachait le musicien anglais Christopher Mark Sievey. Décédé d’un cancer en 2010, Sievey avait créé de toute pièce ce personnage comique complètement décalé qui semblait sortir d’un rêve. Ou d’un cauchemar. Exactement le genre de parti pris artistique et esthétique qui est à la fois radical, ridicule et dérangeant… mais qui me plaît énormément. Le film semble moins s’intéresser à cette particularité (la tête géante en papier mâché) qu’au besoin viscéral qu’a le personnage de Frank de créer et de composer sa musique en s’affranchissant des règles établies. J’ai l’impression que le film amène tout un tas de réflexions très intéressantes : sur l’identité en général, le monde de la musique, le rapport que le public entretient avec le visage / le physique des célébrités qu’il adule, la possibilité ou non de faire ressentir des émotions à travers un masque (je pense à l’effet Koulechov)… Mais je fais peut-être fausse route.

J’ai donc hâte de voir à quoi ressemble la performance de Michael Fassbender, dont on ne voit jamais le visage pendant le film. Mais pour le moment, c’est surtout la BO qui nous intéresse : le titre phare du film (de l’indie pop lancinante et dépressive aux relents krautrock chanté par Mr. Fassbender himself) est donc la chanson du jour !

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